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Art numérique et rétribution


En 1935, dans L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, Walter Benjamin développe la thèse selon laquelle l’œuvre d’art a perdu son aura du fait de sa reproductibilité facile par les moyens modernes que sont l’imprimerie ou la photographie.


Walter Benjamin


Cependant, bien avant le XXe siècle, le recours à la gravure – que ce soit pour populariser des œuvres peintes préexistantes ou pour constituer de nouvelles œuvres autonomes – avait déjà largement entamé cette aura, en démystifiant l’art pour le désacraliser et le rendre accessible, non pas aux classes populaires, mais aux classes moyennes qui s’imposaient, qui apprenaient à consommer, face à une aristocratie dont les moyens financiers la rendait de moins en moins capable de consumer[1]. Il n’est pas étonnant que la gravure ait eu un essor plus rapide dans les sociétés dans lesquelles une bourgeoisie opulente s’est rapidement imposée : la Hollande, la Rhénanie, notamment.

Le débat n’est donc pas nouveau. Il n’a été qu’accentué par le perfectionnement de la technique lithographique en couleurs puis par l’apparition de la photographie, tout d’abord en tant que moyen de reproduction et de diffusion, puis comme modes d’expression artistique ayant acquis leur autonomie. Ce en quoi les techniques numériques de création nous interpellent n’est pas tant le statut de l’aura de l’œuvre, bien mise à mal par Dada, le Pop-Art, l’Art Brut, l’Arte Povera ou le minimalisme, que les notions de propriété et de rétribution de leurs créateurs.

Il y a, en effet, une différence essentielle, entre la gravure, la lithographie et la photographie classique, d’une part, et les arts numériques, de l’autre. Dans les premiers, la production de toute copie de l’artefact requiert la mise en œuvre d’un processus de matérialisation qui recourt à une matrice – le négatif photographique, la pierre lithographique, la plaque de cuivre ou de zinc – et à un subjectile – le papier ou, parfois, la toile –. Celui qui possède la matrice – disons, pour simplifier, l’artiste créateur ou ses ayants-droits – a la possibilité, moyennant l’acquisition de compétences techniques ou le recours à un technicien, de multiplier l’œuvre.



Pierre Lithographique

Il en contrôle ainsi la diffusion et, partant, sa valeur commerciale. Plus les tirages sont nombreux, moins chacun d’entre eux a de valeur. Plus ils sont rares, plus la valeur unitaire de chacun croît. Il peut même empêcher des tirages supplémentaires en rayant la plaque, en brisant la pierre ou en détruisant le négatif. Le créateur, dès lors qu’il jouit d’une certaine popularité, peut donc optimiser ses revenus en gérant l’équilibre entre œuvres originales et multiples, en contrôlant notamment la diffusion et le prix de ces derniers. Jean-Léon Gérôme, à la fin du XIXe siècle, est souvent donné en exemple de maîtrise du contrôle des œuvres originales et de leur produits dérivés, mais il n’est pas le premier. Les Hollandais de l’Âge d’Or l’avaient précédé en produisant des gravures en complément de leur travail de peintre. Jeff Koons et Takashi Murakami, en notre temps, ne procèdent pas autrement.

Dans l’art numérique, il existe toujours une matrice – en général un fichier numérique – mais le processus de matérialisation ne requiert aucune technicité. C’est la matrice elle-même qui est fournie. À charge du client amateur[2] de la matérialiser en recourant à un équipement banalisé[3]. Diffuser le produit fini, c’est donc aussi diffuser la possibilité, pour tout acquéreur, de le rediffuser et, par conséquent, d’en gérer la valeur commerciale et de déposséder le créateur de sa due rétribution. Les tentatives de verrouillage du processus de recopie ou de rediffusion ont été nombreuses. Les techniques les plus sophistiquées ne résistent que très peu de temps à l’ingéniosité des hackers amateurs.

Le problème est donc bien posé : le créateur d’une œuvre numérique s’en dépossède et renonce à sa rétribution, dès lors qu’il la diffuse. L’art numérique déplace définitivement le débat, dépassé, sur l’aura de l’œuvre vers celui de sa valeur commerciale et de la rétribution de l’artiste ou de ses ayants-droits.

Cette nouvelle donne appelle des solutions nouvelles pour que l’artiste puisse être rétribué pour son travail de création, ne serait-ce que pour lui donner les moyens de poursuivre son travail. Quatre grands modèles se dégagent.


  1. Un modèle de consumation aristocratique.

Dans ce modèle, l’artiste cède son œuvre numérique comme s’il s’agissait d’un original, à un prix qui tient compte de cette unicité. L’acquéreur est libre d’effectuer autant de copies qu’il le souhaite, sachant que, ce faisant, il contribue à diminuer la valeur commerciale de son acquisition, transformant un unicum en multiples. Ce schéma calque celui de la diffusion des œuvres uniques, négligeant la question de la reproduction, question qui risque d’ailleurs de se poser rapidement aussi pour les œuvres non numériques. En effet, avec le perfectionnement des photocopieurs, la question va inévitablement se poser de la différence entre un dessin prétendu original et sa copie, rigoureusement identique, indiscernable.

Ce modèle ne renouvelle pas la clientèle des œuvres, mais prend juste en compte le phénomène numérique. C’est d’ailleurs, peu ou prou, le schéma qui prévaut aujourd’hui pour la diffusion des vidéos d’artistes. On reste dans un cadre globalement élitiste qui préserve le statu quo des processus de la création et de la diffusion de l’œuvre. Le mécanisme de séduction, inhérent à toute démarche de vente d’une œuvre d’art, reste inchangé.


  1. Un modèle de consommation populaire.

À l’opposé, l’artiste cherche une diffusion de masse de sa création. L’idée est de définir un prix tel que le processus de copie illicite n’a plus de sens économique pour le fraudeur potentiel. C’est le modèle mis en avant par Apple pour la diffusion de ses applications pour iPhone ou par certaines plates-formes qui proposent des sonneries musicales personnalisées pour les téléphones portables. À quoi bon s’ingénier à pirater un objet qui ne coûte que quelques euros ? Le modèle est, ici, celui de la distribution de masse, avec pour objectif de séduire le plus grand nombre.

Ce schéma, pour qu’il ait un sens économique, impose d’élargir la base des clients potentiels. Il a, nécessairement, un impact sur la nature des œuvres offertes. On ne séduit pas la masse avec les mêmes armes que le cercle restreint des amateurs initiés.


  1. Un modèle de gratuité.

À l’instar des sites Internet qui offrent des services gratuits mais se financent en proposant des bannières vers des services payants tiers, l’artiste numérique peut opter pour la gratuité des oeuvres qu’il diffuse en se rétribuant, de façon indirecte, par le biais de revenus associés. Ceux-ci peuvent être endogènes ou exogènes.

Dans le premier cas, l’artiste incitera son client à investir dans une de ses œuvres non numériques, conventionnelles. La technique sera, ici, celle du teasing : susciter le désir et le passage à l’acte.

Dans le second cas, les revenus proviendront de services indépendants de l’œuvre : souscription à des revues d’art, achat d’accessoires ou de services en dehors de la sphère artistique. Dans sa forme la plus basique, il s’agira de la constitution d’un fichier d’adresses qualifiées vendable à des tiers. On est, ici, dans la sphère classique du marketing Internet.


  1. Un modèle d’abonnement.

Sur le modèle des éditeurs de progiciels micro-informatiques, qui ont renoncé à lutter contre le piratage mais continuent à préserver leurs revenus par une politique de versions successives de leurs produits, on peut imaginer, dans ce modèle, que la vente d’une œuvre numérique donne à son détenteur, identifié de façon unique par son adresse, la possibilité de faire évoluer son acquisition, de lui donner, en quelque sorte, une troisième dimension, temporelle. La clé du succès est, dans ce modèle, la capacité de maintenir l’intérêt du client sur une longue durée, d’entretenir son désir.


On le voit, les enjeux sont d’importance et obligent l’artiste numérique à travailler dans une autre dimension, à agir pour entretenir le désir de ses acquéreurs bien au-delà de la phase de séduction initiale. L’œuvre numérique, même statique, doit intégrer les facteurs d’usure, d’accoutumance, d’habitude et de la lassitude, pour continuer à séduire. En sus de sa dimension créatrice, de la volonté d’expérimenter, de découvrir des terrae incognitae, l’artiste numérique doit aussi faire œuvre de marketing, mais un marketing renouvelé à chaque nouvelle œuvre. Marketing qui peut aller jusqu’à se fondre avec l’essence même de l’œuvre numérique.


Dessin numérique téléchargé sur epaper

En art numérique, tout est encore possible. Tout est à inventer ou à réinventer, dans un univers où le ludique a aussi son rôle à jouer, ouvrant sur des mondes inexplorés. Et, dans ces mondes nouveaux, jamais les processus de création et de monstration ou de diffusion de l’œuvre n’auront été aussi imbriqués, indissociables.


[1] En référence à l’ouvrage de Georges Bataille, La part maudite, essai d’économie générale, 1949, qui met en lumière la notion de destruction et de perte de la consumation aristocratique, en opposition à la rationalisation des dépenses de la consommation bourgeoise.

[2] On pourrait imaginer que le créateur contrôle lui-même la matérialisation de son œuvre, en fournissant, par exemple, des tirages sur papier. Il ne s’agirait plus, en l’occurrence, d’art numérique, mais simplement, à l’instar de la photographie, du recours à des techniques numériques pour produire des œuvres d’art conventionnelles.

[3] N’oublions pas que le e-paper en couleurs et les imprimantes 3D, capables de produire des objets en volume, sont déjà ou seront très prochainement disponibles. L’inévitable réduction des coûts de ces équipements va les rendre rapidement accessibles au plus grand nombre.

Dessiner sur une tablette Boogie Board




La tablette Boogie Board est un nouveau support (technologie Lcd) tout à fait remarquable dans sa simplicité.

C'est un outil parfait pour étudier le dessin des lumières : on dessine blanc sur noir, ou faire des croquis préparatoires.

Voilà le genre d'outil que j'adore, tout simplement pratique.
En quelques jours il a trouvé sa place dans mon atelier.

Peinture numérique : La problématique du support


Dessiner sur une feuille de papier, c’est fusionner un contenu avec son support. Travailler avec le numérique, cela consiste, au contraire, à séparer les deux.

Cette notion de séparation peut sembler secondaire, elle est en réalité essentielle pour comprendre les prochaines évolutions des contenus artistiques.
Cette séparation libère et ouvre des univers de création jusque là inexplorés, mais on assiste aussi, depuis des années, à de nombreuses complications liés à ce principe : les contenus peuvent être utilisés sous des formats différents et sur des supports différents, ils peuvent être facilement copiés et téléchargés, causant de multiples problèmes, notamment en matière de droits d’auteur.

Concernant la peinture numérique, c’est la même chose : le contenu est immatériel, créé indépendamment de son support final de visualisation.
C’est une vraie aventure, car tout est nouveau : la technique, l’approche, les supports, tout est recherche et expérimentations, ce qui ne déplaît pas aux artistes qui aiment s’emparer de nouvelles technologies ou de nouveaux concepts, souvent synonymes d’inspirations ou d’émergences de mouvements artistiques. L’histoire de l’art nous l’a régulièrement montré, par exemple au début du XXe siècle avec la naissance du surréalisme directement lié à l’apparition de la psychanalyse.

Les effets de cette séparation jouent sur la création, mais aussi sur les mentalités : si l’œuvre est numérique et si on peut la copier ou la télécharger, l’approche du spectateur est différente.
L’œuvre est fragilisée dans l’esprit des observateurs et perd sans doute une part de sa valeur. Il y a là une sorte d’injustice envers l’artiste dont la création reste la même.
L’objet artistique a son importance : il est le support, il est aussi l’œuvre aux yeux de l’amateur d’art.
Je me souviens d’un collectionneur intéressé par l’achat d’un petit dessin sur epaper, qui fut effrayé par ce nouveau support et demanda à mon marchand si je pouvais le refaire sur papier. Je refusai par principe, mais aussi parce qu’il était impossible d’obtenir la même chose sur papier : l’art sur epaper est une technique à part entière.

La question essentielle que l’on rencontre après avoir réalisé une œuvre numérique, c’est : sur quel support la montrer ?
L’imprimer sur papier ou sur toile, la présenter sur un écran de télévision, d’ordinateur ou sur un « photo frame » : les possibilités ne manquent pas.
Pour avoir tout utilisé, je pense que le média le plus adapté est le epaper : son aspect et ses qualités ne sont plus à démontrer, il est parfaitement adapté, même s’il n’est aujourd’hui commercialisé qu’en noir et blanc, en petit format, et essentiellement pour l’édition.

Pour l’utiliser dans le domaine de la peinture numérique , il y a deux possibilités : comme une œuvre unique ou comme un support unique pour œuvres multiples.

Dans le cas de « l’œuvre unique », il suffit de télécharger la peinture numérique sur la feuille, puis de sectionner le cordon de transmission des données. On obtient une œuvre originale sur epaper (datée et signée au dos), l’œuvre numérique ne bouge plus dans le temps, le epaper est stable.
Pour l’œuvre multiple, le champ d’expérimentation est beaucoup plus important, car on peut créer des œuvres dont le contenu est une succession d’images qui défilent les unes derrière les autres constituant l’œuvre elle-même.

On peut aussi créer une succession de peintures que l’on changera suivant ses goûts, toujours sur une seule feuille de epaper.

Avec cette deuxième possibilité l’amateur d’art peut télécharger très simplement des peintures ou des dessins, comme on télécharge un morceau de musique sur son iPhone ou un livre sur son Cybook.
Ce principe ouvre une nouvelle possibilité culturelle : l’accès simple aux œuvres d’art chez soi.
Acheter une peinture est un acte qui prend du temps et qui coûte cher, le numérique et l’apparition du epaper pointe vers de nouvelles habitudes : il est possible d’avoir chez soi un support adapté et d’en changer le sujet régulièrement, simplement, économiquement.
La couleur, qui ne tardera pas à arriver en production, devrait accélérer l’intérêt des collectionneurs d’art pour ce procédé.
Le bouleversement des mentalités ne s’arrête pas là, car du numérique découle le « participatif » qui crée des expériences passionnantes autour de l’interconnexion entre le spectateur et l’artiste.

Les supports numériques ont déjà pris une grande importance dans nos vies.
Un monde nouveau émerge, celui du « tout numérique », révélant combien les mentalités et les fonctionnements de nos sociétés sont en train d’évoluer.
La culture et l’art utilisent déjà tous ces médias, et les supports de diffusion ont aujourd’hui une place centrale et essentielle, peut être déjà aussi importante que celle du papier.

Epaper et émergences artistiques


Au mois de janvier dernier, LG display sortait la plus grande feuille epaper au monde.
Ce sont bien sûr des prototypes, mais avec les dernières avancées technologiques concernant la couleur, on peut imaginer que les producteurs de epaper ne vont pas seulement s'adresser au monde de la lecture et de la presse, mais bientôt à d'autres acteurs tels que les artistes.
Sans doute, cela va prendre encore quelques années avant que l'on puisse acheter du papier numérique au m² à la librairie du coin, mais au regard de cette photo on voit bien que les choses vont très vite.

Je voudrais encore exprimer à travers ces quelques lignes, combien la création sur epaper est une technique unique, qui n'a rien à voir avec la peinture sur toile ou l'aquarelle.
C'est un art à part entière qui va émerger, plus la technique de ce support va avancer.
Nous sommes ici à l'aube d'une aventure artistique et créative magnifique.

L'évolution technologique bouleverse déjà bien d'autres domaines:
La mutation de la presse écrite et du monde de la lecture montre à quel point toute la conception même d'un journal ou d'un livre est en train d'évoluer.
Les lecteurs aussi, commencent à changer l'approche qu'ils ont du livre.
Certains écrivains expérimentent aussi de nouvelles voies créatrices liées à cette grande révolution numérique.
Une chose est sûre: les nouveaux supports médiatiques sont le déclencheur et proposent aux spectateurs la possibilité d'être actifs et même participatifs.
Des oeuvres participatives grâce au epaper? tout est possible et tout offre de nouveaux champs d'explorations artistiques.
La révolution numérique dans le domaine de la culture à commencée par la musique, se poursuit avec l'écrit et l'image.

Le livre papier ne va pas disparaitre, ni les peintures sur toile, au contraire.
Nous assistons juste à l'émergence de nouvelles formes de supports de diffusions dont les créateurs s'emparent, pour en expérimenter les possibilités.


Expo toile et epaper


La Galerie Olivier Nouvellet exposera le Dimanche 17 janvier une série de mes dernières peintures sur toile et trois oeuvres sur epaper.
Pour ceux qui ont encore un petit doute sur la qualité et l'avenir du epaper dans le domaine de l'art, c'est le moment de venir voir.

A noter aussi, la société Bookeen vient d'annoncer la sortie prochaine d'un nouveau reader (l 'Orizon) qui disposera de WIFI et écran tactile.
Ca n'a l'air de rien comme ça, mais ce nouveau support pourrait bien booster quelques projets artistiques sur epaper dans les mois à venir... à suivre.

> Exposition le Dimanche 17 janvier à partir de 15 h.
Galerie Olivier Nouvellet
19 rue de Seine - 75006 Paris

Le numérique au service d'une lithographie

Mon ami Jean Pierre Stholl m'avait proposé il y a quelques semaines de réaliser une lithographie à l'atelier "A fleur de pierre".
C'est ce que nous avons fait jeudi et vendredi.

Cette lithographie sera en vente à la galerie Olivier Nouvellet à partir du 14 décembre au prix de 80 euros.

Bien sûr, la technique de la lithographie semble bien loin du numérique, et l'atelier "A fleur de pierre" est un des rares ateliers parisiens (je crois qu'il en reste 4!) à proposer la vraie litho sur pierre, qui est un des modes d'impressions artistiques les plus anciens et les plus sublimes que je connaisse.
Cette fois-ci, l'impression c'est déroulée à partir de plaques de métal: l'autre technique de la litho.


Etienne et Laurence à la retouche

J'ai utilisé le numérique pour le travail préparatoire des trois sujets que je voulais réaliser et c'est photoshop qui m'a aidé avec son système de calque.
J'ai ainsi simulé l'élaboration de chaque plaque (une par couleur).
Ici, le numérique ne m'a pas simplement aidé à préparer mes dessins, il m'a aussi aidé à comprendre et à anticiper mentalement la construction des étapes successives d'une lithographie.

L'atelier "A fleur de pierre" à Paris



Cybook Opus, un grand cru de Bookeen.

J'ai le bonheur de pouvoir utiliser depuis quelques jours, le dernier reader de la societé Bookeen: le Cybook Opus.
Je vous le dis tout de suite: Je suis totalement fan!

Si vous n'aviez jamais lu sur epaper, c'est avec l'Opus qu'il faut commencer: c'est une merveille de simplicité et d'efficacité.
Le Cybook Opus est un remède pour ceux qui n'aiment plus lire, et la solution idéale pour les grands lecteurs.
Moi qui m'arrachait les yeux depuis des semaines à lire dans le métro sur mon iPhone, je reviens avec bonheur à une vraie lecture avec l'opus.

Côté images, l'Opus est le support parfait pour visionner des dessins numériques;
La qualité du epaper offre une fois de plus la solution d'avenir pour toutes les peintures et oeuvres numériques.
Dernières infos pratiques:
- Le Cybook Opus est enfin en vente à la Fnac!
- Le Cybook Opus tient dans la poche



"La poseuse" exposée à Paris

"La poseuse" c'est le portrait d'Isabelle Gozard, que j'ai réalisé en 2003.
Mais c'est aussi un texte écrit par Isabelle, où elle relate son expérience de modèle, et un film réalisé par Jean Marc Rouget.
Le tout avait été monté à Hanoï (Vietnam), il y a quelques années.
L'espace culturel Mémoire de l'Avenir, présente depuis hier et pour un mois, une version "courte" de la Poseuse: Lecture, tableau, évolution, vidéo (photo ci-dessus).


Une nouvelle occasion de découvrir cette expérience artistique.

L'espace culturel Mémoire de l'Avenir
45 rue Ramponeau
75020 Paris
Metro Belleville
Renseignements: 09 51 17 18 75

Peinture numérique et musique


J'ai fait une belle rencontre il y a quelques jours avec patricio villarroel.
Nous étions en contact depuis peu à travers Flickr et l'exposition Art-Mobile.
Il est musicien, peintre, et plus particulièrement "fingerpainter" c'est à dire qu'il réalise des peintures sur iPhone.
Nos discussions m'ont entraînées vers une réflexion:

Peindre en numérique, c'est dématérialiser la matière picturale. L'oeuvre originale devient impalpable, comme la musique.
A suivre...

Art Mobile: déjà 200 oeuvres


Depuis cinq jours, plus de 200 oeuvres ont déjà été téléchargées par les artistes, et il reste encore deux mois avant la première selection!!
Vous pouvez faire un tour sur le compte Flickr >
Toutes les infos: www.art-mobile.fr


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